La lutte intégrée et la gestion parasitaire

En ces périodes estivales caractérisées par la chaleur et l’humidité dans l’air, la nature prolifère et parfois déborde. C’est le cas pour les insectes qui se développent en milieux urbain, mais aussi des rongeurs qui prolifèrent dans l’environnement sécuritaire que sont les recoins  de nos maisons et immeubles.

Les insectes font partie de l’écosystème et méritent d’y jouer leur rôle, mais quand le déséquilibre s’installe, l’infestation menace mettant en jeu des périls sanitaires. L’appel au professionnel de l’extermination est un réflexe rapide, facile et efficace qu’on pourrait limiter…

Un article proposé par R.Lessard, Exterminateur sur la Rive Nord

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Association Québécoise de gestion parasitaire

Comprendre la lutte intégrée

Il n’y a pas si longtemps, les pesticides, insecticides et rodenticides à base chimiques ( réglementé par l‘ARLA)  étaient les seules solutions pour éliminer les organismes réputés nuisibles. Avec le développement de la prise de  conscience environnementale nos gouvernements ont remis, en la matière, la santé humaine au premier plan des préoccupations.

Les techniques on évolués et se sont raffinées, des pratiques plus écologiques sont apparues et de nouveaux outils de capture viennent prêter main forte aux professionnels de l’extermination.

La lutte intégrée contre les parasites (LIP) fait dorénavant partie de la réalité du secteur de l’extermination au Québec.

Cette évolution vers la lutte intégrée a ramené les professionnels vers le concept d’intervention plus global de la gestion parasitaire.

Ainsi, l’objectif n’est plus d’exterminer ou d’éradiquer une population d’organismes nuisibles, mais de les gérer avant qu’ils occasionnent des problèmes.

La présence d’insectes, de rongeurs ou d’animaux égarés autour d’une résidence ne représente pas nécessairement une menace de danger ou d’infestation. La stratégie à adopter dépendra de l’espèce en cause, de l’endroit où elle se trouve et des quantités et de la présence potentielle de prédateurs naturels.

Les principaux éléments à considérer pour établir une lutte intégrée:

  • Prévention
  • Identification des organismes nuisibles et connaissance des causes d’infestation
  • Dépistage
  • Établissement des seuils d’intervention;
  • Méthodes de lutte
  • suivi et réévaluation

Les ravageurs vertébrés et les moyens préventifs de lutte

Les ravageurs vertébrés les plus souvent rencontrés sont les oiseaux, rongeurs, chevreuils, raton laveurs, marmottes, moufettes, coyotes, etc…

Ils s’égarent en ville ou dans les villages de la province et peuvent endommager les cultures, les récoltes, les provisions alimentaires ou transmettre des maladies aux animaux domestiques, d’élevage ou aux humains.

Chaque fois que c’est possible, il est recommandé de mette en œuvre les moyens les plus appropriés pour lutter contre des ravageurs vertébrés

  • leur interdire tout accès à alimentation;
  • détruire ou modifier leur habitat;
  • encourager la présence de prédateurs naturels; (juste un chat)
  • les effrayer ou les repousser (à l’aide d’ultrasons éventuellement);
  • les tuer à l’aide de pièges;
  • les empoisonner avec des rodenticides bio;

Le choix du moyen de lutte doit se faire en tenant compte de l’aspect légal des solutions possibles, du coût et de l’efficacité des possibilités logistiques en place.

La lutte contre les vertébrés nuisible devrait se faire avec beaucoup de tolérance et de discernement et avec un maximum de considération morale. Il n’est plus acceptable, dans notre société moderne, que les animaux sauvages soient traités systématiquement comme des organismes nuisibles qu’il faut éliminer à tout prix.

La prévention d’abord

La meilleure  approche reste donc la prévention contre les  infestations de rongeurs passe par le rangement, l’assainissement et l’entretien des sous-bassements, caves, vides sanitaires, granges, sous toits et greniers  c’est un objectif prioritaire.

Il sera important d’avoir une connaissance approfondie du fonctionnement de la structure de la maison, en particulier de la plomberie, des installations électriques et des systèmes de ventilation du bâtiment afin d’élaborer un programme de gestion parasitaire adéquat.

Par exemple calfeutrer la moindre fissure permettant aux rongeurs de remonter dans les gaines techniques, ou s’infiltrer dans dans la structure du bâtiment, confinera les rats  et les souris qui se sont invités chez vous dans l’espace investi. Il suffira alors de les chasser

Pour mettre en place un programme de gestion parasitaire basé sur la LIP (lutte intégrée contre les parasites), on analyse certains paramètres comme :

  • les caractéristiques physiques du bâtiment
  • la  protection du milieu et de la santé humaine, y compris la liste des plantes ou des animaux à protéger
  • le profil d’utilisation (à quoi sert le bâtiment)
  • l’historique des problèmes parasitaires et des traitements déjà effectués
  • les règlements municipaux ou exigences réglementaires en vigueur
  • les traitements qui pourraient être utilisés
  • les ressources financières et autres disponibles pour la mise en œuvre du programme de LIP (lutte intégrée contre les parasites)

La possession d’un prédateur comme un chat actif

Le prédateur le plus naturel des rongeurs est votre chat, mais le vôtre est-il resté suffisamment chasseur pour être efficace? C’est l’arme la plus bio qui soit à votre disposition en villes.

La pose de tapette à souris et pièges à rat

Les poser aux meilleurs endroits sur le chemin des rongeurs (conseils d’installation ici)

Les pesticides utilisés pour lutter contre les vertébrés

On sait combien est désagréable qu’une colonie de souris ou de rat s’installent dans des vides sanitaires d’immeubles, si l’on craint légitimement pour son garde-manger on sait moins que souris et rats rongent les fils électrique et provoquent des courts circuits qui sont autant de potentiel départ de feu.

Les rodenticides contre les rongeurs.

Les rodenticides  (c’est un terme anglais) se présentent sous forme de granules ou de pâtes qui doivent être ingérés.

Certains agissent sur le système nerveux et cause la mort des rongeurs peu après leur ingestion. D’autres agissent comme un anticoagulants, causent des hémorragies internes ou externes, la mort survient plus tard.

L’utilisation de ces potions tueuses peut présenter un danger pour les autres organismes  de l’environnement, comme les reptiles, oiseaux, ratons-laveurs dans la nature et les animaux domestiques chez vous.

Ces « mort aux rats » ont su évoluer et certains exterminateur n’emploient plus aujourd’hui que des rodenticides bio , on évoque en particulier la génération de rodenticides à base de salmonelle.

La lutte intégrée en six étapes

1• Identifier alliés et ennemis

La majorité des organismes vivants sont utiles. On ne peut se permettre d’éliminer tout ce qui bouge. En lutte intégrée, il faut d’abord identifier et connaître les espèces qui habitent les écosystèmes agricoles (champs, vergers, serres, etc.).

2• Dépister et évaluer la situation

Pour rationaliser les décisions, il faut aussi évaluer les conditions environnementales, l’abondance des organismes nuisibles et utiles, l’état de santé et le stade de développement des cultures. Dans plusieurs productions maraîchères et fruitières, le suivi régulier des champs a permis de mieux utiliser les pesticides et de réduire leur emploi sans perte de qualité et de rendement.

3• Utiliser des seuils d’intervention

Un seuil d’intervention permet non seulement d’utiliser un pesticide ou tout autre moyen de lutte au bon moment, avec un maximum d’efficacité, mais aussi de réaliser des économies appréciables en n’intervenant pas lorsque ce n’est pas justifié.

4 • Adapter l’écosystème

Plusieurs organismes nuisibles résident en bordure des champs, dans les cultures voisines, dans des résidus de cultures et dans les sols. Ils peuvent aussi être transportés par la machinerie et le personnel agricole. Le choix de cultivars tolérants ou résistants, la modification des densités et des dates de semis, la culture sur billons, l’entretien des brise-vent et des fossés, la désinfection des équipements et l’utilisation de rotations appropriées sont autant de moyens de rendre l’écosystème favorable aux organismes utiles et aux cultures, mais difficile à vivre pour les ravageurs, les agents pathogènes et les mauvaises herbes.

5 • Combiner les méthodes de lutte

L’intégration de différentes méthodes de lutte préventives ou curatives, soit biologique, mécanique, culturale, génétique et chimique, assure une réduction plus durable et souvent plus efficace des populations d’organismes nuisibles et contribue à réduire les risques associés à l’emploi exclusif des pesticides chimiques. Ces derniers ne sont qu’un maillon de la lutte intégrée et doivent être utilisés uniquement lorsque la situation le justifie.

6 • Évaluer les conséquences et l’efficacité des actions

Tout processus décisionnel implique une évaluation des résultats.

L’utilisation de parcelles témoins, le dépistage et les évaluations de rendement et de qualité permettent de quantifier l’efficacité et la rentabilité de nos actions et d’améliorer graduellement nos façons de faire.

R.Lessard, Exterminateur  à Repentigny

1 thought on “La lutte intégrée et la gestion parasitaire”

  1. Il est vrai que la prévention joue un rôle primordial dans la lutte contre les nuisibles. Avec des précautions, souvent simples, il est possible de limiter grandement l’invasion des nuisibles.

    Souvent les habitations infestées par des souris ou des rats, l’ont été par des erreurs commises par les habitant.

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